

Les marchés pétroliers s'ouvrent en forte hausse ce matin, portés par une crise géopolitique majeure au Moyen-Orient qui perturbe gravement les flux d'approvisionnement mondiaux.
À l'ouverture des marchés ce lundi 9 mars 2026, le WTI et le Brent ont tous deux franchi la barre des 110 dollars le baril, témoignant d'une forte pression sur les coûts énergétiques mondiaux. Des pics intraday encore plus élevés ont été observés en cours de séance : le Brent atteignait environ 117 dollars le baril, tandis que le WTI grimpait jusqu'à près de 120 dollars. Dans certains moments de marché, la hausse dépassait même 26 % en une seule séance.
La progression des cours depuis le 1er janvier est spectaculaire. Le Brent est passé d'environ 61 dollars début janvier à plus de 117 dollars ce 9 mars 2026, tandis que le WTI a suivi une trajectoire similaire, passant d'environ 58 dollars à près de 120 dollars sur la même période. Le pétrole dépasse désormais les 100 dollars le baril, un seuil symbolique qui n'avait plus été franchi depuis 2022.
La flambée actuelle s'explique par la menace directe qui pèse sur les routes maritimes stratégiques. Le conflit au Moyen-Orient touche le détroit d'Ormuz, ce corridor situé entre l'Iran et Oman, qui constitue l'un des passages énergétiques les plus importants de la planète. Ce goulot d'étranglement voit passer environ 20 millions de barils par jour, toute perturbation militaire dans cette zone provoque une panique acheteuse sur les marchés internationaux. Le trafic maritime à travers le détroit s'est largement interrompu, les armateurs et assureurs ayant suspendu les passages.
L'OPEP+ a décidé d'augmenter sa production de 206 000 barils par jour à partir d'avril, mais les analystes estiment que cette hausse pourrait être insuffisante pour compenser d'éventuelles perturbations durables de l'approvisionnement. L'escalade des sanctions et les incertitudes sur la demande mondiale dans un contexte de ralentissement économique maintiennent le marché dans l'expectative.
La volatilité extrême observée ce matin laisse présager une séance sous haute tension, les opérateurs guettant chaque développement diplomatique ou militaire susceptible d'infléchir la trajectoire des cours.