Tunisie : la Banque mondiale finance l'irrigation et l'eau potable pour 332,5 millions de dollars

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mannana dbibi avr. 2, 2026, 9:02 AM

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé ce jeudi deux nouveaux projets destinés à renforcer la résilience hydrique de la Tunisie. Totalisant 332,5 millions de dollars, ils constituent la première phase du Programme pour la résilience et la sécurité de l'eau, une réponse directe à la raréfaction des ressources et aux pressions climatiques croissantes qui affectent le pays. Le programme devrait créer plus de 4 000 emplois permanents et 13 000 emplois temporaires.

« La Tunisie a pris des mesures importantes pour faire face à la pénurie croissante d'eau et protéger l'accès de sa population aux services essentiels et aux moyens de subsistance », a déclaré Alexandre Arrobbio, chef des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Un projet de 124 millions de dollars pour l'agriculture irriguée

Le Projet pour la résilience, la sécurité et la valorisation de l'eau d'irrigation vise à améliorer les services d'irrigation, à renforcer les performances des opérateurs et à augmenter les rendements agricoles dans les périmètres irrigués publics ciblés. Les travaux porteront sur la réhabilitation des infrastructures dans les gouvernorats de Jendouba, Béja, Bizerte et Siliana, ainsi que sur le renforcement des capacités des commissariats régionaux de développement agricole et des groupements locaux d'usagers de l'eau.

Quelque 4 000 agriculteurs bénéficieront directement de l'amélioration des services d'irrigation, tandis que 9 000 autres profiteront des activités de vulgarisation et d'appui à la valorisation des produits. Le projet générera l'équivalent de 3 400 emplois permanents et 7 000 emplois temporaires dans le secteur de la construction.

Un projet de 208,5 millions de dollars pour l'eau potable

Le Projet pour la résilience et la sécurité de l'eau potable cible l'amélioration de la qualité des services et le renforcement des performances opérationnelles de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE). Il prévoit notamment l'extension de la capacité de l'usine de dessalement de Zarat, à Gabès, de 50 000 à 100 000 mètres cubes par jour, ainsi que le déploiement de 100 000 compteurs intelligents et la réhabilitation des réseaux de distribution à Sfax, Tozeur et Kébili.

Au total, 2,3 millions de personnes bénéficieront de services d'eau plus fiables et durables, dont 224 000 qui disposeront d'une alimentation en eau continue et 440 000 qui verront la qualité de leur eau améliorée. Le projet créera l'équivalent de 600 emplois permanents et 6 000 emplois temporaires.

Un programme décennal de 700 millions de dollars

Ces deux projets s'inscrivent dans un programme à long terme doté d'une enveloppe globale de 700 millions de dollars sur dix ans. Cette approche en plusieurs phases permet de diversifier les sources d'eau, de moderniser les prestataires de services et de déployer à plus grande échelle les solutions éprouvées. La prochaine phase sera axée sur l'assainissement, avec en premier plan l'Office national de l'assainissement (ONAS). Le Groupe de la Banque mondiale mobilise également la Société financière internationale (SFI) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) pour assurer une couverture financière et technique complète du secteur.

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