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L'ATB termine le premier semestre 2026 sur une perte de 27,6 millions de dinars
Le PNB de l'ATB progresse à 187 millions de dinars (MD), mais le coût du risque double à 68,6 MD. Retour sur une perte semestrielle de 27,6 MD et des fonds propres en recul.

L'Arab Tunisian Bank (ATB) a enregistré une perte nette de 27,6 millions de dinars (MD) au premier semestre 2026, contre un bénéfice de 2,6 MD un an plus tôt. Ce recul intervient alors que le Produit net bancaire (PNB) progresse de 9,2 % à 187 MD. Cette hausse ne vient pas de l'activité de crédit, car les intérêts perçus reculent de 15,7 %. Elle s'explique par la baisse plus rapide du coût des ressources (−23,6 %) et par la hausse de 19 % des revenus du portefeuille d'investissement, à 54,8 MD.
Le coût du risque fait basculer l'exploitation dans le rouge
Le résultat d'exploitation passe d'un excédent de 5,6 MD à un déficit de 24,2 MD. Le coût du risque sur créances double à 68,6 MD, contre 32,7 MD un an plus tôt. Cette hausse de près de 36 MD efface à elle seule le gain de PNB. Elle provient surtout des provisions additionnelles sur les créances anciennes, qui passent de 6,7 à 21,9 MD, et du net recul des reprises de provisions, de 18,4 à 7,2 MD. Les frais de personnel (+9,4 % à 87,3 MD) et les amortissements liés au nouveau système T24 (+38 %) ajoutent près de 11 MD de charges.
La migration vers T24 en avril 2026 complique aussi la lecture des comptes. Faute de données complètes, la banque n'a pas pu analyser ses engagements dossier par dossier. Elle a donc estimé sa couverture du risque par une méthode statistique, qui s'est traduite par 78,5 MD de couverture supplémentaire, dont 36,6 MD de provisions et 41,8 MD d'agios réservés. Les commissaires aux comptes soulignent qu'une analyse individuelle exhaustive pourrait aboutir à un montant différent. Ils signalent également 55,7 MD de comptes de suspens liés à la migration, toujours en cours d'apurement.
Un bilan en contraction et des fonds propres entamés
Au 30 juin 2026, le total bilan recule de 1 % sur un an, à 7 914,3 MD. Les créances nettes sur la clientèle baissent de 6,5 % à 4 968,4 MD, et les dépôts de 2,3 % à 6 607,2 MD. Les capitaux propres s'établissent à 586,1 MD. Ils restent supérieurs de 2,8 % à leur niveau de juin 2025 grâce à l'augmentation de capital du second semestre 2025. Ils reculent en revanche de 4,5 % par rapport à fin décembre 2025, sous l'effet de la perte du semestre.


