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Effondrement boursier d'Apple : le PDG vend ses actions avant une tempête douanière sans précédent

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anis habibi avr. 4, 2025, 8:21 AM

Apple a subi une chute spectaculaire en bourse jeudi 3 avril, perdant près de 300 milliards de dollars de sa capitalisation boursière en une seule journée de négociation. L'action du fabricant d'iPhone a plongé d'environ 9,25%, marquant sa pire performance journalière depuis septembre 2020.

Le timing troublant des ventes d'actions de Tim Cook

Cette débâcle boursière intervient dans un contexte où Tim Cook a procédé à des ventes d'actions significatives. Selon un document déposé auprès de la SEC, le PDG d'Apple a vendu 108 136 actions mercredi, empochant environ 24 millions de dollars, juste avant que le président Donald Trump n'annonce ses nouveaux tarifs douaniers. Cependant, ces ventes de Restricted Stock Units (RSUs) s'inscrivent dans un calendrier régulier, puisque Cook avait déjà réalisé des opérations similaires en avril 2024 (16 millions de dollars) et en octobre 2024 (50 millions de dollars). Comme l'indiquent les documents de la SEC, ces transactions ont lieu généralement à la même période chaque année.

Un "Triangle des Bermudes fiscal" pour la chaîne d'approvisionnement d'Apple

La cause principale de cette chute boursière réside dans la nouvelle politique commerciale de Donald Trump, particulièrement défavorable pour Apple. La doctrine du magnat de Mar-a-Lago s'annonce en effet désastreuse pour l'entreprise de Cupertino : des tarifs douaniers de 10% sur toutes les importations, majorés de 34% pour les produits chinois, 46% pour ceux du Vietnam et 32% pour les composants taïwanais.

Cette structure tarifaire constitue un véritable "Triangle des Bermudes fiscal" pour Apple, dont la chaîne d'approvisionnement repose précisément sur ces trois territoires stratégiques. Malgré les efforts de Tim Cook pour maintenir de bonnes relations avec Trump, notamment en assistant à son investiture en janvier dernier, l'entreprise se retrouve directement dans la ligne de mire de cette politique commerciale agressive.

Des options limitées aux conséquences lourdes

Face à cette déferlante douanière, Apple se trouve confronté à un dilemme : répercuter les coûts supplémentaires sur les consommateurs, transformant potentiellement l'iPhone en produit encore plus luxueux, ou absorber le choc et voir ses marges fondre "comme la neige sous le soleil". Les économistes, initialement pessimistes, revoient désormais leurs prévisions à la hausse, évoquant un impact potentiel vertigineux de 6 000 milliards de dollars pour les consommateurs américains.

Cette situation intervient malgré les tentatives d'Apple de s'attirer les bonnes grâces de l'administration Trump. En février, l'entreprise s'était engagée à investir 500 milliards de dollars dans l'économie américaine et à créer 20 000 emplois. Certains responsables ont évoqué la possibilité d'une exemption pour Apple, mais le président n'a pas encore annoncé de décision en ce sens.

Même si Apple reste l'entreprise la plus valorisée au monde avec une capitalisation boursière dépassant encore les 3 billions de dollars, cette crise commerciale pourrait marquer un tournant dans sa stratégie globale de production et dans sa politique tarifaire pour les années à venir.

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