ASSAD se renforce sur le marché local et réduit sa dette de 8% en 2025

Analyse Boursiére (BVMT)
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anis habibi janv. 18, 2026, 11:18 AM

L'Accumulateur Tunisien ASSAD a clôturé l'exercice 2025 avec un chiffre d'affaires annuel de 112,3 millions de dinars, enregistrant une croissance de 8,3 % par rapport à l'année précédente. Cette performance repose sur un dynamisme soutenu du marché local, qui a compensé le repli des ventes à l'exportation.

Sur le seul quatrième trimestre, les revenus ont progressé de 3,3 % à 32,2 millions de dinars. Le marché tunisien a été le moteur de cette croissance, affichant une hausse de 20,7 % sur la période, tandis que l'export a reculé de 10,6 %. Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires local a bondi de 21 % pour atteindre 59 millions de dinars, confirmant "un renforcement continu et significatif de la position commerciale d'ASSAD", selon la direction de la société.


Malgré la hausse des revenus, le volume de production a légèrement fléchi de 2,1 % en 2025, s'établissant à 867 251 batteries standard. La société a toutefois profité de l'exercice pour assainir son bilan : l'endettement total a été réduit de 8,4 % à 72,8 millions de dinars, grâce notamment à une baisse marquée de 43,5 % de la dette à long et moyen terme.
Dans un contexte de consolidation, ASSAD a ralenti ses dépenses en capital. Les investissements corporels et incorporels ont chuté de 46,4 % à 1,9 million de dinars en 2025. Cette prudence financière, couplée au désendettement, suggère une stratégie de renforcement des fondamentaux avant d'engager de nouveaux cycles de croissance.

Performance commerciale contrastée entre local et export

La dichotomie entre les marchés est frappante. Alors que le marché local génère désormais plus de la moitié des revenus (59 MD contre 48,7 MD en 2024), l'exportation marque le pas avec un chiffre d'affaires de 53,3 millions de dinars, en baisse de 3 %. Cette tendance s'est accentuée en fin d'année, l'export reculant de plus de 10 % au quatrième trimestre.

La structure de la dette évolue vers plus de flexibilité à court terme. Si l'endettement global diminue, les crédits de gestion ont augmenté de 5,6 % à 60,1 millions de dinars, finançant le cycle d'exploitation. En revanche, le remboursement massif des dettes à long terme (-9,8 MD) allège le poids des échéances futures sur la trésorerie.

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