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ASSAD : chiffre d'affaires recule de 20% à fin septembre, l'export toujours freiné par l'Algérie
Le local tient, l’export baisse de 43,5 % sous l’effet des difficultés en Algérie.

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a réalisé un chiffre d’affaires de 63,96 MD au terme des neuf premiers mois de 2026, en baisse de 20,2 % sur un an. Le marché tunisien résiste, mais l’export continue de souffrir des difficultés d’importation de la filiale algérienne. La société réduit sa dette à long terme tout en mobilisant davantage de crédits de court terme.
Le marché local résiste, l’export décroche
Par rapport aux 80,15 MD réalisés à fin septembre 2025, ASSAD enregistre 16,19 MD de revenus en moins.
Les ventes en Tunisie progressent légèrement de 0,6 % à 42,59 MD. Sur le seul troisième trimestre, elles atteignent 15,44 MD, un niveau proche des 15,53 MD de l’an dernier.
L’export concentre la totalité de la baisse. Les ventes à l’étranger reculent de 43,5 % à 21,37 MD, contre 37,81 MD à fin septembre 2025. La société attribue ce repli aux contraintes réglementaires qui ont pesé sur les importations de sa filiale algérienne BAA, et non à sa performance commerciale.
Le poids de l’export passe ainsi de 47 % à 33 % du chiffre d’affaires en un an. ASSAD dépend aujourd’hui aux deux tiers du marché tunisien.
Un troisième trimestre dans la même tendance
Le chiffre d’affaires du troisième trimestre s’établit à 22,81 MD contre 28,82 MD un an plus tôt, soit une baisse de 20,9 %, proche de celle observée sur neuf mois. L’export y recule de 44,6 % à 7,37 MD, tandis que le local reste quasi stable.
La production évolue un peu mieux. Elle recule de 31,8 % sur neuf mois, à 404 740 batteries (équivalent standard), mais de 24,2 % sur le seul troisième trimestre, à 142 631 unités.
Selon la société, la marge brute reste supérieure à 40 % sur les neuf premiers mois. Ce taux n’est pas accompagné d’un chiffre de comparaison et les données restent provisoires, non auditées.
Des investissements en baisse
Les investissements atteignent 939 mille dinars à fin septembre, contre 1,06 MD un an plus tôt, soit un recul de 11,8 %. Ils concernent uniquement des investissements corporels et incorporels, sans engagement financier.
Moins de dette à long terme, plus de crédits de court terme
L’endettement global s’établit à 71,68 MD au 30 septembre 2026, en baisse de 3,0 % sur un an et de 1,4 MD par rapport à fin décembre 2025.
Deux mouvements se compensent. La dette à moyen et long terme continue de fondre, à 9,22 MD contre 14,52 MD un an plus tôt (-36,5 %). La société indique avoir honoré toutes ses échéances sans recourir à un nouveau financement. À l’inverse, les crédits de gestion augmentent de 5,2 % à 62,46 MD. Ils représentent désormais 87 % de la dette totale, contre 80 % un an plus tôt.
La direction explique cette hausse par la constitution anticipée de stocks pour répondre à la demande attendue au quatrième trimestre.


