
Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé, dans un communiqué officiel, la suspension de la cotation des titres de la société « Aetech » à partir du jeudi 29 janvier 2026. Cette décision fait suite à une réunion de crise tenue au siège du régulateur pour examiner la situation financière préoccupante de l'entreprise.
La décision de suspension a été prise à l’issue d’une séance de travail réunissant les responsables du CMF, le Directeur Général d’Aetech, l’actionnaire de référence, ainsi que les commissaires aux comptes successifs de la société, M. Walid Mlik et M. Noureddine Ben Arbia.
Au cœur des préoccupations du gendarme de la bourse : l’examen de la situation financière et, surtout, la persistance de « réserves récurrentes et non régularisées ». Ces anomalies, relevées sur deux exercices consécutifs, figurent dans les rapports des commissaires aux comptes relatifs aux états financiers individuels et consolidés arrêtés au 31 décembre 2024.
Le CMF a subordonné la reprise de la cotation des titres Aetech à la publication par la société, dans un délai convenu, d'un communiqué incluant plusieurs documents et informations stratégiques :
États financiers proforma : La publication des états financiers individuels et consolidés arrêtés au 31 décembre 2024, accompagnés de l’avis du commissaire aux comptes.
Indicateurs d’activité 2025 : La diffusion des indicateurs pour les quatre trimestres de l’année 2025, conformément aux normes du secteur.
Gouvernance et Audit : La fixation d'une date pour une Assemblée Générale Ordinaire (AGO). Celle-ci devra statuer sur la nomination d’un nouveau commissaire aux comptes, M. Walid Mlik ayant refusé la mission d’audit pour l’exercice 2025.
Restructuration financière : La présentation d’un plan de restructuration des fonds propres de la société. Ce plan vise à régulariser sa situation financière conformément aux dispositions de l’article 388 du Code des Sociétés Commerciales.
Cette suspension marque une étape cruciale pour Aetech, qui devra désormais faire preuve de transparence et engager des réformes structurelles pour regagner la confiance du marché et permettre le retour de son titre à la cote.