

L’Autorité des marchés financiers des Émirats arabes unis a annoncé, dimanche 1er mars 2026, la suspension des échanges sur le marché d’Abou Dhabi (ADX) et le Dubai Financial Market (DFM) pour les séances de lundi et mardi (2 et 3 mars), une décision prise comme mesure de précaution face aux récentes attaques iraniennes sur le territoire émirien et la région.
Cette suspension intervient alors que, dans les marchés du Golfe qui sont restés ouverts aujourd’hui, les indices ont connu de fortes tensions :
En Arabie saoudite, l’indice Tadawul (TASI) a chuté de plus de 4 % en ouverture avant de limiter ses pertes pour finir la journée autour de -2,2 %, dans un contexte de forte aversion au risque des investisseurs.
Les autres marchés régionaux ouverts ont également souffert : Oman a perdu environ -3 %, tandis que l’Égypte a vu ses actions chuter de plus de -5 %, reflétant l’impact régional des tensions géopolitiques.
La Bourse du Koweït a suspendu ses opérations aujourd’hui en raison des « circonstances exceptionnelles » provoquées par les hostilités.
En conséquence, les milliards de dollars d’actifs listés sur les marchés émiratis restent en suspens, renforçant l’incertitude de la veille sur l’évolution du climat financier régional.
Contrairement à la décision prise aux Émirats, le conseil de la Bourse du Koweït a décidé de reprendre les échanges dès demain, après une suspension d’une seule journée. Cette atténuation montre une approche plus prudente et gradée face aux risques géopolitiques, tout en permettant la continuité des activités de marché.