

Le groupe Délice Holding a clôturé l'exercice 2025 avec des fondamentaux solides, franchissant le cap symbolique des 1,5 milliard de dinars de revenus. Le chiffre d'affaires global a enregistré une croissance annuelle de 3,86 % par rapport à l'exercice précédent. Si la tendance annuelle est solide, le rythme de croissance a toutefois ralenti en fin d'exercice.
Au quatrième trimestre, les revenus ont progressé de 1,24 % pour atteindre 368,9 millions de dinars, une cadence inférieure à la moyenne annuelle qui reflète un contexte économique plus exigeant pour le leader de l'industrie laitière en Tunisie.
Le marché local génère la quasi-totalité des revenus du groupe, s'établissant à 1,47 milliard de dinars, soit une progression de 3,38 % sur l'année. Les ventes à l'export, bien qu'en hausse marquée de 32,3 % à 32,2 millions de dinars, ne représentent qu'une fraction minoritaire du chiffre d'affaires total. Cette croissance à l'international s'est accentuée au quatrième trimestre (+37,85 %), tandis que la production valorisée globale a augmenté de 3,99 % pour atteindre 1,51 milliard de dinars.
Sur le plan industriel, le groupe a maintenu un effort d'investissement soutenu, bien qu'en léger repli de 9,16 % par rapport à 2024. L'enveloppe de 59,6 millions de dinars allouée aux investissements corporels et incorporels a été principalement orientée vers l'augmentation des capacités de production et l'amélioration de la productivité, signalant une volonté de préserver les marges et l'efficacité opérationnelle.
Cependant, l'évolution la plus spectaculaire de cet exercice 2025 réside dans la restructuration financière du groupe. Délice Holding a opéré un désendettement massif, réduisant son endettement global de plus de 102 millions de dinars par rapport à l'année précédente. Cette gestion rigoureuse a permis de faire basculer la structure financière d'une dette nette de 50,8 millions de dinars fin 2024 à une situation de trésorerie excédentaire (endettement net négatif) de 51,3 millions de dinars au 31 décembre 2025. Cette solidité bilancielle, caractérisée par une chute de 59 % de la dette à long terme et un excédent de trésorerie à court terme, offre au groupe une marge de manœuvre considérable pour ses futurs développements.