Dans une déclaration à la radio Shems FM aujourd’hui dans l’émission “La matinale” l'ancien membre de la commission nationale d'investigation sur la corruption et la malversation, l'avocat Azzeddine Mahjoubi, a affirmé que "le plus grand lésé par l'annonce de la faillite de la société Syphax est l'État tunisien".
En affirmant qu'il pourrait éviter "ce préjudice en saisissant l'une des entreprises appartenant à l'homme d'affaires Mohamed Frikha et sa famille, notamment TELNET."
Il a confirmé qu'un jugement d'appel rendu le 20 décembre 2023 a prononcé la faillite de la compagnie aérienne Syphax Airlines.
L'avocat a souligné que "ce jugement constitue un problème majeur, d'autant plus qu'il existe des affaires en cours intentées contre la compagnie Syphax dans le but de récupérer les dettes de l'État détenues par cette société, telles que la dette d'environ 70 millions de dinars de la société "AGIL" envers Syphax, ainsi que les créances de l’office OACA, de la compagnie aérienne Tunisair, la BNA et d'autres entreprises".
Il a expliqué que "les parties endettées envers la société Syphax doivent prouver que le processus de déclaration de faillite de l'entreprise est un acte criminel, soulignant que le but de la faillite était de fuir les responsabilités et les obligations contractuelles en raison du non-paiement des dettes".
Les déboires de la société ont débuté en août 2015, lorsque le ministère du Transport a placé Syphax sous administration judiciaire, conformément à la loi 34-95 relative au redressement des entreprises en difficulté économique, avec une dette évaluée à 128 millions de dinars.
Le 6 novembre 2015, le CMF a décidé de radier Syphax Airlines du marché alternatif de la Bourse de Tunis.
Le 12 juillet 2017, l'agence TAP a rapporté que la chambre civile du tribunal avait approuvé le plan de sauvetage de la compagnie aérienne "Syphax Airlines". Cependant, la reprise des activités a été effectuée en 2019, non pas en Tunisie, mais au Nigeria.